Une histoire de moustaches

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De la moustache à l’anglaise, de la moustache à l’américaine, de la moustache à la Russe…On pourrait croire que le film tourne autour de la pilosité faciale de Johnny Depp, mais non le principal intéressé reste son personnage : le dandy moderne, marchand d’art Charlie Mortdecai.

Maniéré à souhait, décalé, méchant, stupide, avec de faux airs de Mr Bean, le stéréotype de l’anti-héros est bien respecté, moins que le style policier dans lequel est classé le film.

L’histoire tourne autour d’un tableau volé que notre Charlie moustachu a pour mission de retrouver, mais il n’est pas le seul sur le coup, c’est un melting pot de Russes, Anglais, et Américains. Ils se poursuivent à qui mieux-mieux et enchainent les péripéties.

Même Jock, l’homme de main de notre moustachu semble confirmer que ce film doit être, comme son nom l’indique, une « jock » (une blague en langue anglaise).

Si ce long métrage est loin d’être d’une originalité flagrante, il peut tout de même se vanter de posséder dans son scénario quelques plaisanteries bien placées. De plus rien à redire quant à la distribution : le casting est irréprochable. Jugez du peu. Au fil des images on retrouve avec plaisir Gwyneth Paltrow (« Emma l’entremetteuse », « Iron Man ») et Ewan Mc Gregor (« The Ghost Writer », « I love you Philip Morris ») dont la présence virile donne à l’ensemble un charisme….poilu indéniable à la réalisation de David Koepp, scénariste de « Jurassic Park » et  « La guerre des Mondes » entre parenthèses.

Certes, la vision de rares chefs d’œuvre de la peinture ne suffira pas à contenter les cinéphiles amateurs d’Arts. Même si l’ambiance dandy chic y est propice, nous restons tout de même sur notre faim. Charlie Mortdecai est une vraie comédie, mais reste malgré tout un peu trop lisse pour espérer perdurer dans nos mémoires.

Jessica PAPROCKI