L’amour est aveugle

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2015 – Clovis Cornillac relève le défi de la dualité. Le voici acteur et réalisateur avec “Un peu, beaucoup, aveuglément”. Tout n’est pas renouveau cependant puisqu’il signe ici une troisième participation au genre comédie romantique, après “L’amour c’est mieux à deux” en 2009 et “Une folle envie” en 2010.

Comme dans toutes les romances, l’histoire part d’une rencontre et c’est après un départ chaotique que le charme finit par opérer. Du déjà vu, donc. Justement, non. Il faut en effet attendre la scène finale pour que les deux protagonistes de la romance se voient pour la première fois. Leur “couple” ainsi formé n’est pas du tout conventionnel. Il partage tous les moments à deux mais séparé par un mur. Les prénoms n’ont même pas été échangés.

De belles scènes cocasses sont donc au rendez-vous entre Machin et Machine, surnoms que les deux protagonistes se sont donnés. Elles provoquent à coup sûr quelques bons éclats de rire.

Le réalisateur a toutefois réussi à faire la part des choses. Il ne s’agit pas ici de tourner les personnages en ridicule et de faire de l’histoire une farce. Derrière ses allures de comédie légère, le scénario laisse place à une réelle réflexion sur l’importance de l’écoute dans la vie de couple, que la réalisation met en lumière avec ces deux amoureux qui se voient sans se voir. Naît une relation sincère et profonde, faite de confidences, sans face à face, sans gêne ressentie.

Pour camper le rôle de Machine, Clovis Cornillac qui incarne Machin a fait appel à Mélanie Bernier – on a pu notamment la voir au côté de Gilles Lellouche dans « Gibraltar ». Les deux comédiens ont réussi avec brio à transmettre à l’écran l’alchimie entre ces deux individus. Leur relation s’en trouve encore plus idyllique.

Clovis Cornillac – comédien – est désormais réalisateur – avec talent. Réalisateur pour toujours, à l’avenir ?

Ludivine Tollitte