La folie douce

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Dans « Un combat ordinaire », première adaptation de la bande dessinée homonyme de Manu Larcenet, Nicolas Duvauchelle incarne un photographe de guerre.  Marco, atteint de crises d’angoisse, n’a plus envie de travailler.  Le film retrace la vie quotidienne de cet homme qui doit composer avec sa maladie et faire face aux difficultés que la vie sème sur sa route. Un scénario a priori des plus banals.

Nicolas Duvauchelle revient donc sur nos écrans  dix mois après sa dernière apparition.  C’était  dans le « Bodybuilder » de Roshdy Zem sorti donc en octobre 2014, il est aujourd’hui à l’affiche du nouveau film de Laurent Tuel -réalisateur de « la grande boucle » en 2012 ou encore du«  premier cercle » avec Jean Reno.

Il est accompagné ici à l’écran par les acteurs Maud Wyler vue dans « la mer à boire » , Olivier Perrier, Liliane Rovère.  Mais la bonne surprise du casting c’est le retour de l’inusable André Wilms. Souvenez vous l’hilarant père de la famille Le Quesnoy dans « la vie est un long fleuve tranquille » ou le lunaire héros de « Le Havre » .  Au côté de ces acteurs professionnels le réalisateur a également fait appel à des comédiens amateurs.

Laurent Tuel a choisi de destructurer son récit.  Division en chapitres, composition privilégiant le gros plan, alternance entre noir et blanc et couleurs,  la forme du film est résolument originale.  Malgré tout la mise en scène reste assez sobre.  Les long monologues  des personnages principaux n’entament en rien la cohérence du récit.

Des comédiens au sommet de leur art,  une mise en scène originale : pourtant l’histoire finit par s’essouffler. Difficile pour le spectateur de ne pas ressentir les 1h40 passés sur son siège à attendre le générique.

 

Elodie Tollitte