A la vie, A la mer

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Abreuvés que nous sommes de films Pixar et autres Marveleries, nous avons tendance à oublier que Disney a aussi une tradition de films live de prestige qui ne sont ni des films d’animation, ni des adaptations de ses classiques, ni des films de super héros. Des films normaux quoi !

The Finest Hours est de ceux-là. Estampillé « adapté d’une histoire vraie », il nous conte l’opération de sauvetage en mer la plus spectaculaire jamais réalisée aux Etats-Unis. Une histoire de courage, de bravoure et de franche camaraderie, pleine de bons sentiments. Et ça fonctionne à fonds ! Le film est un divertissement réjouissant, très bien mené qui vous procurera beaucoup de plaisir. La reconstitution des années 50 est parfaite, les dames sont belles et pouponnées et les hommes sont galants et virils.

Les personnages, caricaturaux à souhait, sont très bien incarnés par des acteurs solides et impliqués. Le casting est d’ailleurs exceptionnel. Aucune grosses stars mais des acteurs bien burnés qu’on a plaisir à retrouver ; Ben Foster, Casey Affleck, Eric Bana et plein d’autres. Même les rôles secondaires sont joués par d’excellents comédiens aux trognes sympathiques déjà vus dans d’autres productions mais dont on ne se souvient pas nécessairement du nom. Comme ce comédien qui jouait Kubiak (le génial Abraham Benrubi)dans la série culte des années 90, « Parker Lewis ne perds jamais ». Rien que pour lui, le film vaut le détour. Mentions spéciales à Casey Affleck dans le rôle d’un capitaine taiseux, à Chris Pine dans un contre-emploi bienvenu et à la mimi comme tout Holliday Grainger.

Emballée par le solide artisan Craig Gillespie, la réalisation, très efficace, sait se faire ample et ambitieuse lors des morceaux de bravoure. Le cinéaste nous ménage d’ailleurs de belles scènes d’action en mer, pleines de suspens et de tension, servies par d’excellents effets spéciaux. Même la musique, tonitruante, y va à fonds les ballons pour injecter de l’émotion; jusqu’à un final dans la plus pure tradition Hollywoodienne.

Sans prétention, rythmé et soigné, The Finest Hours représente ce qu’Hollywood sait faire de mieux à savoir du divertissement à l’ancienne qui fleur bon l’Americana.

Fouad Boudar