On prend les mêmes et...

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Sorti il y a trois ans, Ted avait connu un succès inattendu au box-office et engrangé 549 millions de dollars de recettes dans le monde. À l’époque, le pitch avait interpellé : Mark Wahlberg dans la peau d’un cadre supérieur partageant son domicile avec un ours en peluche capable de s’exprimer, porté vers les excès en tous genres et les blagues salaces…

Pour ce deuxième opus, Seth MacFarlane, le réalisateur, qui prête également sa voix à l’ourson dans la version américaine (c’est Joey Starr qui assure à nouveau le doublage en France), a utilisé une recette globalement similaire. En 2015, le fameux duo vit toujours à Boston, mais alors que John a rompu avec Lori (Mila Kunis, absente de ce second volet), Ted a de son côté épousé Tamy Lynn, une caissière. Le scenario s’ouvre sur les déboires de l’ourson toujours malpoli, qui en plus de connaître des soucis conjugaux, est accusé par la justice américaine de ne pas être un humain… John et Ted essaieront de démontrer qu’un petit ourson en peluche a les mêmes droits qu’un citoyen lambda…

Mais comme l’illustre un gag de dix minutes qui ne mène à rien installé en plein milieu du film, cette quête n’est qu’un prétexte. Le film essaie de se pencher sur ce qui caractérise vraiment un être humain et tente aussi d’évoquer les failles du système judiciaire US, mais sans aller au bout des choses. MacFarlane utilise simplement l’histoire comme un fil rouge pour enchaîner les gags les plus potaches, à un rythme effréné… Une forme d’humour irrévérencieux qui avait fait la force du premier chapitre.

Ted 2 vaut donc surtout le coup pour cette suite de situations rocambolesques, car le scénario est dépourvu d’enjeux réels. Sans en révéler les détails, la fin de l’histoire semble un peu paresseuse, là encore le réalisateur a ressorti les mêmes artifices, mais dans l’ensemble, Ted 2 reste un bon divertissement. Si l’ourson est un tout petit peu plus sérieux qu’auparavant, les dialogues font mouche, les gags vont peut-être encore plus loin et repoussent sans cesse les limites de la décence.

P.-G. L.