Un concentré d’effets spéciaux ébouriffant

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Imaginez la Californie qui s’écroule comme un château de cartes sous l’effet du plus grand tremblement de terre de tous les temps. C’est le thème de “San Andreas”, dernier carton du box-office américain. Deux heures de grand spectacle, au sein duquel « The Rock » Dwayne Johnson ne s’en sort au final pas si mal.

L’industrie hollywoodienne a habitué le public à lui en mettre plein les yeux. À grand renfort de millions de dollars, les effets spéciaux sont de plus en plus impressionnants, faisant parfois figures de prouesses technologiques. Le réalisateur Brad Peyton n’a pas dérogé à la règle. Et ne cherchez pas d’autres qualités à ce dernier né : sans ces fameux spéciaux, il a tout du mauvais film de série B. Déjà, le scénario tient sur un mouchoir de poche. En Californie, la célèbre faille de San Andreas finit par s’ouvrir et provoque un séisme de magnitude 9,6. Ray Gaines (“The Rock”), pilote d’hélicoptère de secours en montagne, et son ex-femme Emma quittent Los Angeles direction San Francisco afin de localiser Blake, leur fille unique.

Voilà, pas plus. Pas sur le papier de quoi donner vraiment envie, et pourtant. A peine cinq minutes au compteur, le ton est donné : un éboulement, une chute de véhicules dans le vide, un sauvetage aussi impressionnant que périlleux. Et très vite, les premiers séismes apparaissent et se multiplient. Les yeux grand ouverts, on assiste alors à la ruine de Los Angeles et de San Francisco, entre chutes de buildings, population affolée et même tsunamis, histoire de corser le tout.

S’il semble un peu perdu lors des scènes d’émotion – son visage de catcheur n’est pas des plus expressifs – Dwayne Johnson fait quand même le job et se montre convaincant. Bodybuildé, sûr de lui, il incarne une force tranquille qui va s’arracher pour sauver sa famille …

En résumé, “San Andreas” vaut le coup pour son côté film d’anticipation ultra-spectaculaire. Moins pour le jeu des acteurs et la finesse du scénario. Mais est-ce vraiment ce qu’on lui demande ?

P.-G. L.