Pas tout à fait lumineux

459154.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

 

Pas de Dany Boon à l’affiche cette fois ci, ni  même derrière la caméra  mais un Kad Merad souriant aux côtés de Patrick Bosso sur l’affiche, Anne Charrier, Vanentino Venantini, Judith El Zein,Philippe Lefevbre, Louis-Do de Lencquesaing, ou encore Julien Boisselier,  complètent avec bonheur la distribution afin d’explorer les coins et recoins de la cité phocéenne, Marseille en l’occurrence.

Au Canada, son pays d’adoption. Paolo (Kad Merad) est en vacances avec Benjamin, son fils, lorsqu’il apprend que son père (Vanentino Venantini) est à l’agonie, victime d’une crise cardiaque. L’appel vient de son frère, Joseph (Patrick Bosso), un Marseillais pur souche. Le voilà de retour dans sa ville natale, quittée vingt-cinq ans plus tôt.

Alors qu’accents québécois et marseillais se mélangent, l’entourloupe est vite découverte. Le chef de famille n’est pas à l’article de la mort, il a simplement besoin de repos. Dès lors, Paolo pense repartir terminer ses vacances au Canada mais son frère le convainc de prolonger son séjour.

Au fur et à mesure de l’évolution de l’intrigue, Paolo reprend ses marques sur les traces de sa jeunesse. Il renoue des relations cordiales avec son père, Giovanni, et combat victorieusement sa culpabilité auprès de son second frère Stéphane, interprété avec beaucoup de finesse par Louis-Do de Lencquesaing, vrai raison de son exil volontaire.  Après une mauvaise chute dans les falaises, suite à un pari stupide,celui-ci avait perdu l’usage de sa jambe et l’aîné s’en sentait pleinement responsable.

Par-delà ces réconciliations, le réalisateur entraîne le spectateur dans les divers quartiers de la ville méditerranéenne et, dans le même temps, dresse un portrait, pétri d’anecdotes sur les divers quartiers notamment sur les banlieues populaires.  Avec “Marseille”, on découvre également l’existence des piqueurs de sel. Joseph (Patrick Bosso) illustre fort à propos leurs conditions de travail difficiles.

Bercé par la mer, le réalisateur n’a toutefois  pas manqué d’ajouter une touche de romantisme à ce tableau. Divorcé, le personnage principal est peu à peu séduit par une Marseillaise de souche: Elena habitée par une Judith El Zein lumineuse.

Entre fraternité et amour, sentiments et émotions sont les principaux éléments qui pétrissent ce long métrage. La famille en est le sujet principal et la toile de fond, Marseille s’avère au final le personnage principal de ce portrait pris sur le vif . Si “Marseille” ne bouleversera que les plus sensibles d’entre nous, le film permettra tout de même de refléter un doux soleil sur nos visages.

Maud Charlet