Lucy, 100% Besson

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 Luc Besson réussit avec Lucy un film qui mélange habilement action et science fiction.

Au départ il y a Lucy, interprétée par Scarlett Johansson. La jeune femme, qu’on devine un peu paumée, se retrouve bien malgré elle engagée comme mule par un trafiquant de drogue asiatique.

Pour ne pas trop dévoiler l’intrigue du film, on dira simplement que Lucy va absorber une grande quantité de la drogue qu’elle transporte. C’est à ce moment là que la science fiction s’invite dans l’histoire. Cette nouvelle drogue va peu à peu permettre à Lucy de ‘coloniser’ son propre cerveau, jusqu’à exploiter 100% de ses capacités cérébrales.

 Les premières scènes du film sont très réussies. Luc Besson fait preuve de beaucoup de talent pour créer avec peu d’éléments un rythme et une atmosphère très particuliers, qui impriment une tension sourde. Telle une proie, on sent le danger approcher, sans savoir où et quand il frappera.

L’essentiel de l’histoire s’intéresse à la façon dont Lucy va peu à peu découvrir et apprivoiser les possibilités hors du commun que la maitrise grandissante de son cerveau lui offre. C’est Morgan Freeman, dans le rôle du scientifique, qui s’occupe d’expliciter les théories qui soutiennent le film.

Luc Besson s’est clairement fait plaisir en réalisant Lucy. Les effets spéciaux sont réussis, et utilisés à bon escient, avec le souci de servir le propos du film plutôt que de nous en mettre plein la vue. Scarlett est très crédible dans son rôle de femme surhumaine quasi robotique. La science fiction finit par prendre largement le pas sur l’action, et on assiste à un dénouement un peu tiré par les cheveux. Si le propos devient parfois confus voire vraiment théâtral, l’ensemble est tout de même réjouissant.

Louis Hecquet