Les robots reprennent du service

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Ce quatrième épisode des aventures des robots géants, appelé Transformers 4 : L’âge de l’extinction, est dans la lignée des opus précédents. De l’action à gogo, une pluie diluvienne d’effets spéciaux, et un scénario qui tient sur un timbre poste…

Pour ce cru 2014, réalisateur (Michael Bay) et producteur (Steven Spielberg) sont les mêmes, mais le héros a changé. Shia Labeouf, qui incarnait le rôle principal des trois premiers volets de la célèbre saga Transformers, a été remplacé par le populaire Mark Wahlberg (vu récemment dans Ted, No Pain No Gain ou 2 Guns), histoire d’apporter un nouveau souffle à la franchise…

Cinq années sont passées depuis la bataille finale qui concluait Transformers 3, et une équipe de scientifiques présomptueux cherche alors à aller au-delà des limites de la technologie en cherchant à créer ses propres Transformers. Parallèlement, Cade Yeager, un père de famille qui vit seule au Texas avec sa fille, fait la découverte d’un vieux camion qui s’avère être le grand Optimus Prime (un des robots majeurs de la série), et se trouve alors être dans le collimateur de la CIA et du belliqueux Savoy, qui rêve d’anéantir tous les Transformers.

Si depuis sa sortie le film est très sévèrement critiqué, notamment aux Etats-Unis, il pourrait pourtant devenir très vite le premier long-métrage à passer la barre symbolique du milliard de dollars en 2014. Michael Bay confirme ici qu’il est le roi du box-office… mais également qu’il manque globalement d’inspiration. Certes, il offre au public un spectacle ahurissant (mis en valeur grâce à la 3D), l’action est présente partout, tout le temps, et les combats menés par des robots saisissants de réalisme s’enchaînent à une cadence vraiment folle. Plus qu’une valeur sûre, Mark Wahlberg fait le job et fait presque oublier son jeune prédécesseur. Soyons franc pourtant, même s’il marque l’histoire au box-office, ce nouveau chapitre (qui pourrait être le premier épisode d’une nouvelle trilogie) ne se démarque guère des opus précédents. Le scénario, vraiment trop simpliste, donne l’impression d’avoir été écrit en une matinée, et la durée du film est exagérée (2 h 45 !).

Transformers 4 : L’âge de l’extinction, plaira à coup sûr aux inconditionnels de la saga. Du spectacle à haute dose, des affrontements sanglants, Michael Bay a fait ce qu’il savait faire. On attendait un vrai renouveau, on l’a avec Mark Wahlberg… Pour le reste, rien de bien original finalement…

P.-G. L.