So good ? A voir ...

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Nos chers profs ont repris le chemin de l’école après deux années hors écran. Ils reviennent, avec leurs quatre millions d’entrées en poche, toujours aussi déjantés, sous la houlette du réalisateur et acteur Pierre-Francois Martin-Laval, dit Pef.

Le motif de leur engagement était un taux de réussite de 50% aux épreuves du baccalauréat, les pires Profs de France sont aujourd’hui appelés à enseigner à l’élite de la Nation, en Angleterre. Tout un programme !

Si les élèves ne sont plus les mêmes sur les bancs de l’école, le spectateur retrouvera avec plaisir une équipe enseignante quasi identique. Pef incarne toujours Polochon, le très napoléonien professeur d’Histoire qui n’a jamais digéré la défaite d’Austerlitz. Pour Isabelle Nanty, actrice fétiche du réalisateur, c’est Gladys une prof survoltée pour qui enseigner  dans le pays où l’Anglais est la langue natale peut s’avérer ne pas être une si belle aubaine. Pour le prof de sport Éric, seule la tenue change, puisque le très à l’aise Arnaud Ducret a rempilé pour une année. Et enfin crème anglaise sur le gâteau, le djeuns Kev Adams s’invite à la fête pour endosser une nouvelle fois l’éternel cancre Boulard.

Du côté des remplaçants, si le prof de maths s’appelle toujours Tirocu, Pef s’est tourné vers Didier Bourdon pour prendre la suite de Christian Clavier. Du côté des mutations par contre, deux nouvelles recrues : Gaïa Weiss, en passant du format sériel à celui du cinéma, délaisse Porunn une jeune esclave dans “Vikings”  pour celui de Vivienne la petite fille de la Reine d’Angleterre. Et le déjanté Éric Lampaert, repéré dans l’émission de télé-réalité “Mon incroyable fiancé”,  décroche ici son premier grand rôle au cinéma pour jouer Edward, un homme de main sadique au service de la directrice d’école.

Pas de surprise par contre côté humour : simple et potache.  On ne s’ennuie pas une seconde devant “Les Profs 2”, et son déchaînement de gags. Le réalisateur nous embarque en Angleterre, sans avoir à emprunter le Shuttle, avec cette comédie familiale. Mais si l’adaptation sur grand écran de la bande dessinée française de Pica et Erroc avait été bien notée, pas sûr que leurs auteurs apprécient la deuxième.  Un bon classement au Box-Office français est forcément espéré. Mais pas sûr qu’il soit atteint :  Y’a concurrence !

Julien Impe.