Les enfants prenez garde !

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Des parents qui divorcent, rien de plus ordinaire dans la société actuelle et Florence et Vincent n’échappent pas à cette règle. 15 après leur mariage, ils décident de mettre un terme à leur union. Cependant, contrairement à la plupart des couples, ils ne décident pas de se séparer parce que tout va mal mais parce que tout se passe trop bien. Même leur divorce ! Ils sont d’accord sur toute la ligne et se montrent très courtois l’un envers l’autre, jusqu’à abandonner une opportunité en or pour permettre à l’autre de réaliser son rêve. Jusqu’au moment où un évènement se produit et là tout dérape : la guerre est déclarée.

Ils vont tout mettre en œuvre pour ne pas obtenir la garde de leurs trois enfants Mathias, Emma et Julien. Stratagèmes et vacheries en tous genres sont de rigueur pour mener les enfants à vouloir rester habiter avec leur autre parent. Et tout est permis. Ce couple repousse les limites de ce qui est considéré comme socialement acceptable, ils ne reculent devant absolument rien. Ils sont même prêts à mettre la santé et la sécurité de leurs enfants pour arriver à leurs fins. Leur comportement en devient puéril et on assiste à un retournement de situation : les enfants deviennent plus matures que leurs parents.

Pour incarner ces protagonistes hors du commun, le réalisateur Martin Bourboulon devait faire appel à des acteurs confirmés. Il s’agissait pour lui de trouver des perles rares, tant pour interpréter les parents que les enfants. Il a donc décidé de confier ses rôles titres à Laurent Lafitte et Marina Foïs pour donner vie à Vincent et Florence. Pour leur première collaboration, les deux artistes font preuve de leur complicité, tant à l’écran que dans l’intimité. Il est donc facile de se prendre au jeu, d’imaginer que ces deux personnages ont bel et bien partagé les quinze dernières années de leur vie. Concernant le casting des enfants, ce sont Alexandre Desrousseaux, Anna Lemarchand, qui était déjà apparue dans « Du vent dans mes mollets » en 2011 et Achille Potier qui ont retenu l’attention du metteur en scène. Et à juste titre. Ces « têtes à claques » sont très vite confrontées à la folie de leurs parents. On comprend rapidement la situation délicate dans laquelle ils se retrouvent plongés subitement et on se réjouit de ne pas être à leur place.

Les gags et les situations cocasses s’enchainent et le public se laisse volontiers ravir. Il fallait cependant éviter de tomber dans la bouffonnerie et la farce. La limite était presque atteinte mais Martin Bourboulon a su trouver le juste milieu. Pour son premier grand projet sur grand écran, il a su montrer sa valeur et a su prouver qu’il avait une place légitime aux commandes d’une équipe de comédiens. Cette comédie, avec son petit côté cathartique, sera un bon défouloir pour l’audience, lui permettant de se mettre dans des situations qui ne pourraient arriver que dans nos rêves les plus fous.

Ludivine Tollitte