Le spleen adolescent de Gia Coppola

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Palo Alto, premier long métrage de Gia Coppola, ne manque pas de qualités.

Chronique de fragments de vies adolescentes, le sujet a déjà été traité au cinéma. Mais Gia, bien qu’elle emprunte un peu son style à sa tante Sofia, a su y imprimer sa marque. On ressent l’attachement de la réalisatrice pour ses acteurs, à peine plus jeunes qu’elle.

 

Les plans sont serrés, pour mieux capturer les hésitations intérieures des personnages. La photographie accentue cette atmosphère très intimiste. Le temps est comme suspendu. Les personnages se laissent vivre, chacun à leur manière. Hésitants, tâtonnants, ils se cherchent.

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Le casting est d’ailleurs excellent et très rafraichissant.

Si on reconnaît de grands noms, on découvre de jolis prénoms. Jack Kilmer et Emma Roberts proposent une interprétation d’une grande justesse, tout en retenue. James Franco est anecdotique. Gia Coppola pose un regard plein d’empathie sur ses personnages. Leur périple intérieur est traité avec pudeur. Si on peut trouver les personnages un peu caricaturaux, la sincérité de l’interprétation est elle authentique.

 

Palo Alto ne surprend pas. Il ne propose rien d’innovant. Mais son charme est indéniable. On sent que la réalisatrice Gia Coppola aime ses acteurs. C’est grâce à eux que cette chronique adolescente se révèle touchante et attachante.

Louis Hecquet