La relève est assurée

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Dernièrement, le cinéma propose un nombre de plus en plus élevé d’adaptations de livres, essayant indéfiniment de trouver le nouveau chef d’œuvre qui deviendra le dernier hit du box office. Devenues trop nombreuses pour les nommées, ou bien même se les rappeler toutes, elles sont devenues une véritable variété de long-métrages. Allant des livres fantastiques au genre policier en passant par les comédies romantiques. Tous les romans ayant rencontré un certain succès sont maintenant susceptibles de se voir transposé à l’écran. A se demander si les scénaristes non pas épuisé toutes leurs capacités d’innovation.

Et dans une période où ces films inondes de plus en plus nos écrans, n’oublions pas que les fictions le HOBBIT ainsi que HUNGER GAMES sont tous les deux encore en salles. Nous sommes donc en droit de nous demander si le public ne va pas commencer sérieusement à ce lasser. N’en déplaise aux producteurs, les œuvres littéraires ne sont pas toutes adaptables cinématographiquement ce qui rend ces réalisations longues et parfois même sans saveur. Résultat, les fans sont le plus souvent déçus par ces adaptations de leurs histoires favorites.

« Le septième fils », ou « seventh son » de son nom en version original, n’échappe donc pas a cette règle. Tiré de la saga « L’épouvanteur » de l’auteur anglais Joseph Delaney, a-t-il donc une chance de trouver un public ou est-il voué a échouer dans la masse de ses congénères ? Il aura déjà la chance d’attirer une plus large audience que son homologue littéraire. Conçut afin de plaire aux petits comme aux grands, ce long métrage est donc avant tout une relecture de l’œuvre de Joseph Delaney qui, quant à lui, visait la tranche d’âge des adolescents.

Niveau casting, le réalisateur Sergey Bodrov, dont la dernière apparition dans l’univers hollywoodien date de 2008, a su s’entourer de grandes vedettes. Il a effectivement fait appel aux acteurs Jeff Bridges, Julianne Moore ou bien encore Ben Barnes, déjà amateur du genre puisqu’il prêtait ses traits au prince Caspian de Narnia et au jeune Dorian Gray, du roman éponyme. Des acteurs qui sauront dans l’ensemble vous ravir de leur prestations. Rien de plus agréable que de regarder Jeff Bridges dans son rôle de soldat ivrogne. Ou bien encore Julianne Moore dans son personnage de souveraine du Mal. De quoi attirer du monde mais cela ne fait pas tout.

Si au premier abord, le scénario n’a rien d’une nouveauté, il s’agit en effet des aventures d’un septième fils de septième fils qui apprend à chasser des monstres. Vous pensez déjà connaître cette histoire ? Rein d’étonnant puisque de nombreuses œuvres liées à l’univers fantastique se sont servies de ce thème comme point de départ. Le film contient heureusement pour lui quelques atouts afin de pouvoir plaire au spectateur. Outre le fait que ce dernier ne s’ennuie pas, ce qui n’est pas toujours le cas dernièrement. L’action est effectivement assez présente dans ce long-métrage qui apporte également son lot d’effets spéciaux plutôt bien réussis. Quand à l’humour, malgré une tentative de la part des scénaristes, on ne peut pas vraiment dire que cela ait eu l’effet escompter, bien que cela ne porte pas préjudice au film.

Petit bémol tout de même, en ce qui concerne la résolution de l’intrigue. Le combat de fin est effectivement bien trop rapide par rapport au développement mis en place par le metteur en scène, laissant le spectateur sur un goût d’inachevé. « Le septième fils » reste toutefois un bon divertissement qui plaira aux amateurs du genre.

Elodie TOLLITTE