Jersey Boys, la douce mélodie du New Jersey

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Frankie Valli & The Four Seasons fait partie de ces groupes dont on connaît tous un refrain, sans en savoir l’origine. Jersey Boys retrace l’histoire de cette formation musicale emmenée par un chanteur à la voix inimitable.

 

L’action se joue dans l’Amérique des années 60, ses Cadillac décapotables, ses dinners aux banquettes de cuir accueillantes. Et surtout son rêve américain, quand faire carrière et devenir célèbre n’est pas tant un pari risqué qu’une opportunité à saisir.

 

C’est dans la communauté italienne du New Jersey que le quatuor se forme. Trois mafieux en herbe, petites frappes aux cheveux gominés et à la garde robe approximative, font de la musique à leurs heures perdues. Il ne leur manque plus qu’un bon compositeur pour partir à la conquête de New York.

 

Car il n’existe alors que 3 possibilités pour la jeunesse italo-américaine : s’engager dans l’armée et risquer de se faire tuer, rejoindre la mafia et risquer de se faire tuer, ou devenir célèbre.

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Clint Eastwood retrace donc l’ascension et la dégringolade des Four Seasons, portant un regard tantôt amusé tantôt sensible sur les aventures des quatre trublions. La mise en scène, sobre et conventionnelle, aurait sans doute gagné à être plus explosive. On ne s’ennuie pas à la vue de Jersey Boys, mais on peine toute de même à ressentir l’excitation et l’euphorie de l’époque.

Louis Hecquet