American trop ultra ?

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S’il s’éloigne de la fête lycéenne de son premier long-métrage “Projet X” (2012), le réalisateur Nima Nourizadeh – dans une autre vie producteur et réalisateur de clips musicaux – livre un film où la démesure est à nouveau omniprésente, avec “American Ultra” : des coups de feu, beaucoup de coups de feu. Les aficionados de comédies d’action avec opérations gouvernementales top secrètes ne seront pas déçus – le budget hémoglobine a dû exploser ! –  Les autres …

 

Le film commence lentement, à l’image de la petite vie calme et romantique que partagent Phoebe, cheveux roses au vent – Kristen Stewart (“Sur la route”, “Twilight”) – et son ami Mike – Jesse Eisenberg (ex Mister Zuckerberg  dans “The Social Network”).

Enfin … paisible jusqu’à ce qu’au côté de ce couple à l’alchimie parfaite, s’ajoute une tierce personne, le méchant Adrian Yates joué par Topher Grace que l’on a pu voir dans la série humoristique “That 70’s Show” (1998). Ce méchant égocentrique, trop propre sur lui et un brin énervant déclenche avec la CIA une opération destinée à tuer Mike. L’action est alors enclenchée, sans interruption. J’en viens à me dire : encore ?!  Mais pas d’inquiétude tout de même. C’est un faux méchant ou si vous préférez la caricature du gentil agent de la CIA devenu trop « powerful » qui en vient à saboter les opérations de ses collègues.

 

Le jeu d’acteur de Jesse Eisenberg, perle de sa génération, et de Tropher Grace,  magnifiquement insupportable dans le rôle de Phoebe, sauvent le film. Mais rien de transcendant tout de même avec cette comédie d’action pas vraiment originale. Un petit conseil : patientez jusqu’au générique de fin.

 

Jessica Paprocki