Agents Très Cools

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Formé à la pub et au clip le Britannique Guy Ritchie est un amoureux de la belle image et des plans punchy. Avec Arnaques, crimes et Botaniques (1998) et Snatch (2000) il pose les jalons de son univers à base de répliques qui font mouche et de personnages hauts en couleurs. Les deux Sherlock Holmes avec Robert Downey Jr et Jude Law marquent son saut dans le grand bain des blockbusters. A Hollywood, il importe avec succès son savoir-faire formel et son univers viril, violent et cool.

Agents très spéciaux, adaptation d’une série américaine des années 60, est l’occasion idéale pour le cinéaste de s’amuser avec les codes du film d’espionnage et de faire évoluer ses personnages dans un univers délicieusement vintage où les hommes sont très bien coiffés et les filles court vêtues. Le duo d’acteurs (Arnie Hammer et Henry Cavill) fonctionne à merveille et nous réserve de belles scènes de comédie. La sublime Alicia Vikander tempère la testostérone et équilibre magnifiquement le duo par sa folie douce. L’ensemble des acteurs jouent de manière totalement détachée à la limite de la parodie ce qui donne à l’ensemble un côté surréaliste évoquant les OSS 117 avec Jean Dujardin. L’intrigue est secondaire ici, tellement l’aspect pop et cool du film emporte tout sur son passage. Bourrée d’idées, la mise en scène pêchue de Guy Ritchie sublime à merveille les costumes et les décors naturels de ce spectacle jouissif de bout en bout.

A la manière d’un Tarantino, la BO convoque à la fois des classiques et des morceaux inconnus qui participent à part entière à la narration du film.
Agents Très Spéciaux se savoure comme du bon champagne.

Fouad Boudar