La fin du voyage

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Adaptée du roman pour enfants publié par le linguiste et professeur à l’université d’Oxford, J.R.R. Tolkien, la trilogie du Hobbit nous fait le récit de Thorin et des nains des Montagnes Bleues. Aux côtés de Bilbon Sacquet ils s’engagent dans ce qui semble être la plus grande aventure de leur vie, dans le but de pouvoir reconquérir leur terre et ainsi récupérer leur trésor. Face aux dangers qui les guettent, ils ne reculent devant rien et finissent par atteindre la Montagne Solitaire, endroit de toutes leurs convoitises. Ce dernier volet de la saga retrace la fin de leur épopée, qui s’annonce quelque peu mouvementée.

Pour ce long-métrage, le réalisateur Peter Jackson (qui avait également réalisé les deux premiers ainsi que la trilogie du Seigneur des Anneaux) s’est donné les moyens de finir en apothéose : le tournage en 3D avec une caméra permettant de capturer 48 images par secondes, aura permit d’augmenter la fluidité des images et par la même occasion d’accroître l’effet de réel, à tel point que l’on s’y croirait presque.

Pas programmé à l’origine, puisque l’histoire devait être transposée à l’écran en deux opus seulement, cette troisième production n’aura pourtant pas été de trop pour mettre un terme à la série. « Le Hobbit : histoire d’un aller et d’un retour » qui devait être le second et dernier tome, aura finalement été divisé en deux parties, laissant donc place au « Hobbit : la désolation de Smaug » et « Le Hobbit : la bataille des cinq armées ». Le titre attribué à ce dernier, reflète parfaitement l’action qui prend place et tout particulièrement l’importante bataille qui permettra aux protagonistes de régler leurs différents une bonne fois pour toute.

Au niveau du casting, rien de très surprenant puisque la quasi-totalité des acteurs étaient déjà présents dans les deux précédentes fictions. Une valeur sure donc pour le metteur en scène : lorsque l’on compte parmi ses comédiens Martin Freeman (qui tient actuellement le rôle de John Watson dans la série Sherlock Holmes), Richard Armitage (dernièrement vu dans « Captain America : First Avenger »), Ian McKellen (bien connu pour son rôle de Magneto dans la saga des X-men) ou encore Cate Blanchett (que l’on avait vu plus tôt cette année dans « Monuments men ») on peut difficilement se tromper.

Quant au scénario, que les fans de Tolkien se rassurent : tous les éléments essentiels du livre sont bel et bien présents. Peter Jackson a su capté l’essence même de cet univers si particulier et le traduire à l’écran. Les paysages, les décors et même les costumes, choisis avec beaucoup de soin et minutie, contribuent à cette impression de grandeur et d’épique. Bien plus que de la simple de science-fiction, cette réalisation est une belle leçon de courage ; mettant en avant l’adage « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ». Des personnages, plus « banals » les uns que les autres, tentent le tout pour le tout pour défendre à la fois les valeurs en quelles ils croient ainsi que les êtres qui leur sont chers. On développe alors très vite un attachement particulier pour ces bonshommes, petits et grands, qui se montrent tout de même parfois plutôt rustre et peu avenants. Le public est mis à rude épreuve tout du long : les scènes d’action s’enchaînent ne laissant que très peu de répit aux spectateurs, qui passent par tout un panel d’émotions : excitation, peur, colère, nervosité et …. tristesse.

Bien que ce dernier tome s’achève sur la résolution de la quête entreprise au début, cette finalité reste toutefois nuancée. Des questions restent sans réponses, puisqu’elles annoncent la trilogie du « Seigneur des Anneaux ». Mais « Le Hobbit : la bataille des cinq armées » n’en reste pas moins un film spectaculaire, qui procurera un grand moment de divertissement et de bonheur pour les plus grands adeptes du genre.

Ludivine Tollitte